Le réseau Echelon est un système US d’interception planétaire. IL a la capacité d’intercepter 1.300.000 communication téléphoniques par minute, aux fins d’espionnage, bien entendu. Les objectifs classiques de l’espionnage sont le renseignement, les secrets militaires et les secrets industriels d’autres gouvernements. Sont visés, par exemple, les nouveaux systèmes d’armement, les stratégies militaires ou des informations concernant le stationnements des troupes d’autres pays.
Le système désigné sous le nom de code Echelon se distingue des autres systèmes de renseignement par le fait qu’il présente deux caractéristiques lui conférant un niveau de qualité tout particulier.
La première qu’il est réputé avoir, c’est la capacité d’exercer une surveillance totale sur l’entièreté de la planète par l’intermédiaire de stations de réception satellitaire et de satellites-espions, toute communication d’une personne transportée sur n’importe quel support - téléphone, télex, réseau Internet ou e-mail – peut être intercepté aux fins de prendre connaissance de sont contenu.
La deuxième caractéristique, c’est que le réseau Echelon exerce ses activités grâce à la complicité intéressée de certains Etats ((Royaume-Uni, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande), ce qui constitue un plus par rapports aux systèmes nationaux : les pays faisant partie du système Echelon peuvent se partager l’utilisation de ce système, les tâches en résultant et les résultats obtenus.
Parallèlement, un intérêt est également manifesté pour des informations importantes du point de vue économique qui peuvent porter sur de nouvelles technologies ou contrats passés avec l’étranger. Les risque que pourrait représenter, pour la sphère privée et les milieux économiques, un système de type Echelon ne résultent pas uniquement du très grand potentiel de ce système de surveillance, mais procèdent bien davantage du fait qu’il fonctionne dans un espace qui échappe à toute règle juridique. De par son statut d’étranger, la personne, l’entreprise ou l’Etat, ne dispose d’aucune protection juridique intérieure. Cet état de fait résulte également dans la course technologique effrénée à laquelle se livre le renseignement US.
Le Parlement européen a traité de ce réseau « pouvant mettre en danger les sécurités nationales » des pays du vieux continents. Le dossier semble plutôt avoir été maltraité d’abord parce que le Parlement européen a opté pour une commission temporaire « parce que la constitution d’une commission d’enquête n’est possible qu’aux fins d’examiner les violations du droit communautaire dans le cadre du traité CE (1) .» Alors cette honorable institution a commencé par piocher dans son propre jardin, c’est-à-dire qu’elle a entendu (ce qu’on bien voulu lui dire) les services de renseignement européen. Pour le volet belge, on a bien voulu l’informer de ce que presque tous les lycéens de Bruxelles connaissent : « il existe deux services de renseignement, l’un militaire et l’autre civil : le service de renseignement général et de la sécurité des forces armées qui est placé sous l’autorité du ministre de la Défense. Ses missions consistent à rassembler et analyser des informations concernant des activités susceptibles de représenter une menace pour l’intégrité territoriale nationale, les projets de défense militaires, le déroulement des missions militaires ou la sécurité des ressortissants belges à l’étranger. Le service général est, en outre, chargé d’assurer la sécurité du personnel de l’armée et des installations militaires » ainsi que « le caractère confidentiel des informations militaires ». Le service d’information civil, la « Sûreté de l’Etat, relève du ministère de la Justice sur le plan de l’organisation, tout en étant également à la disposition du ministère de l’Intérieur. Il a pour mission de rassembler et d’analyser toutes les informations susceptibles de représenter une menace pour la sûreté intérieur, l’ordre démocratique et constitutionnel, la sûreté extérieure, les relations internationales, le potentiel industriel et économique ou d’autres intérêts fondamentaux. Des tâches lui incombent, en outre, dans le domaine du contre-espionnage, de la surveillance des mouvements politiques extrémistes et de la sécurité des personnes (2). » A l’instar des autres services de renseignement européens, aucune trace du réseau Echelon. Voici la déclaration de M. Arthur Paecht : « Tout au long de mon enquête, je me suis heurté à la réponse suivante : »Echelon ça n’existe pas .» Pourtant ce système d’interceptions existe et c’est ce que j’ai fini par démontrer dans mon rapport ».
Dj. B.
1-Document de travail du Parlement européen n° PE 294-997
2-Iem
3-Arthur Paecht, rapporteur de la Commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée nationale française..