De Tahar Hamadache
atlanteum@yahoo.fr
Bonjour !
Comme mon pseudo l'indique (le nom est presque faux), la sorte d'aquarium que je pourrais être est sensé porter l'atlantide, ma cité disparue, comme un poisson dans l'eau où, peut-etre, elle s'etouffe :( Chaque fois chagriné par tout malheur similaire à celui qui étreint l'atlantéide Anténéa, la résurgence du malheur de Semiramis a été une boule étrange et étranglante rejetée, un abcès crevé au loin, par la vertu du poème ci-dessous,seul à avoir été en mesure d'en faire une obole au chagrin en fait bien collectif causé par la destruction superidiote et ultraméchante de ce qui fait notre patrimoine mnémique commun. Mais ne compatissez pas à mon chagrin : il m'est consubstanciel à l'état poétique. Je me dois à la vérité de dire que je produis peu de texte et que je suis cosncient du caractère a-littéraire de mon écriture. M'annonçant, vos avis les plus persifleurs comme les plus édifiants aussi bien que ceux -je le souhaite- modérément favorables au sujet de ce poème à Semiramis m'annonceront en retour quelles mains s'offrentà serrer, dans tous les cas délicatement et très cordialement :) Et, si ça se trouve, pim pam poum !
POEME A SEMIRAMIS
Dédié à Sémiramis, à Anténéa, ainsi qu'à d'autres mythes aussi familiers qui se devineront quand l'ère en viendra.
Le Printemps est
Comme il allait éclore de nouveau suspendu
De s'être imposé
Sémiramis
Tu l'as voulu
Sémiramis
Et tu l'as pris dans ton giron
Comme une enfant
Le bébé Enfer
Le bébé Guerre
Tu l'as voulu
Sémiramis
Et tu l'as fait
Sémiramis
Fonçant jusqu'à la fusion
Sur le monstre fulgurant
Désirant léguer à la postérité
L'improbable peu que le malheur recèle de bonté
Sémiramis
Le poète sera-t-il lâche au point de chanter
Sémiramis
Tes jardins suspendus qui ne le seront plus
Ou qui pis encore seront plantés dès que tournés
En horreurs ridicules d'herbes clonées
Le vers va-t-il être déclamé à l'envers
La poésie saura-t-elle transcender le revers
Tu redeviens Colombe Sémiramis
Sans rameau sans nid sans tour et sans autre message
Qu'un idéogramme stellaire éblouissant d'allusions
A Ishtarté à Isis à la Vierge noire à Tiamat
Qu'un idéogramme trainant l'ombre effarayante et
méprisée
D'un soupçon d'imperfection au départ coupable
Et tu t'en vas t'éloignant du c½ur des tiens,
Sémiramis
Pendant même qu'Anténéa se laisse engloutir
Etouffée de nouveau à un doigt de l'émersion
Se livrant de nouveau au déluge du feu du désir
De revoir Atlantide ramenée à la surface
Et de nouveau le Sphinx
Presque à la manière de tes poètes, Sémiramis
Est pris d'une quinte de toux sanglotante et
mystique
Tout doit redevenir après que le Néant eut crû
l'avoir réduit à Sa juste démesure.
mai 2003